Vous avez déjà pris une décision : il ira dans une école d’équitation réservée aux enfants et adolescents : un poney-club… Mais lequel ?
Comment choisir ?

Téléphonez pour faire une première sélection. Ne fixez pas votre choix en fonction des tarifs : c’est le rapport “qualité prix” qui est important. Le mieux est de voir le club en activité et d’y discuter avec un responsable. Ne débarquez pas sans prévenir, il est normal qu’un moniteur n’abandonne pas ses élèves pour s’occuper de visiteurs.

Sur place, essayez de ressentir l’atmosphère du lieu ; elle devrait concrétiser ou compléter votre contact téléphonique. L’accueil, la cavalerie, l’enseignant et la sécurité détermineront votre future décision.

Il faudra un certain accord la sensibilité de votre enfant et la philosophie de l’endroit. Ne choisirez pas un poney-club spécialisé en compétition si la seule évocation du mot “concours” vous horripile. Soyez sceptique si l’enseignant parle de leçon d’équitation, de trot enlevé ou de rêne d’ouverture pour votre fille de 4 ans, pour laquelle le poney devrait plutôt être un “outil” psychomoteur lui permettant de découvrir le monde par les 5 sens…

Préférez un poney-club à vocation unique : une école d’équitation sur poneys pour enfants, plutôt qu’un centre où évoluent de façon anarchique voitures, poneys, piétons, chevaux, chiens, “propriétaires”, vélos, etc. générant des risques inutiles.
Si le poney-club est en annexe d’un centre équestre, il aura ses propres structures, son moniteur, son local. Le bar d’un centre équestre n’est pas un endroit idéal pour des enfants.
Cherchez un “lieu de vie équestre” où rencontrer une démarche éducative et pédagogique et non un opportunisme lucratif. Votre enfant doit y trouver un endroit sécurisant et convivial où il se sentira bien et pourra progresser à sa mesure.

Lorsque vous quitterez le poney-club, laissant votre enfant pour sa première séance équestre, vous devez pouvoir être confiants et serein.
Pour cela, lors de votre visite, vous ne pouvez ignorez certains points :

Papiers ou sacs plastiques qui volent, fils de fer au sol, fourche et brouettes abandonnées, tracteurs et voitures dans le passage peuvent être autant de causes d’accidents stupides.

Il est important que les abords de la piste soient bien conçus : pas de piquet pointu où s’empaler, pas de lice en béton ni de poteau central non protégé où s’assommer, ni de grille ou de barreaux où se cogner. Le pare-bottes du manège intérieur doit être sans saillie. La piste extérieure devrait comporter une zone de sécurité : talus en herbe ou bordure de dressage pour prévenir les chutes sur “la clôture”.
Le moniteur du “jeune débutant” doit être un “professionnel” ; il est pédagogue, psychologue, cavalier, ethnologue. Le débutant, le cavalier moyen craintif a droit à un moniteur expérimenté rassurant…

L’enseignement doit favoriser une relation de confiance “enfants-poneys-enseignants”.

Votre poney-club possédera une cavalerie qui a du métier. Les poneys n’y sont pas à vendre et n’ont pas été achetés la veille. Evitez les endroits où ils sont systématiquement de passage, en dépôt-vente : On ne connaît là ni leur vécu, ni leur caractère, ni leur “éducation”. Etre poney de poney-club ne s’improvise pas. Ces “montures” doivent connaître leurs congénères avec lesquels les problèmes de hiérarchie (et de règlement de compte entre équidés) doivent être résolus en prairie pour ne pas se manifester en pleine séance équestre. L’enseignant connait ses poneys, leur niveau de dressage, leur caractère, leur place dans le groupe et doit pouvoir prévoir leur comportement. Les couples enfant et poneys sont déterminés par les moniteurs en fonction des leurs qualités, caractères et compétences respectifs.

Une «reprise» (groupe de cavaliers en piste) devrait être constituée de 10 enfants au maximum, d’age et de niveau équestre homogène.

L’idéal est que votre enfant reste tout au long de l’année en leçon dans un même groupe de petits cavaliers, avec seulement les changements minimums inévitables.

L’enfant aura plaisir à retrouver chaque fois ses amis et surtout ses copains poneys, dont son favori…

Les clubs sont normalement assurés pour tout incident où leur responsabilité est engagée, mais pas pour ce que l’on appelle «risque inhérent à toute pratique sportive». Votre enfant peut glisser sur l’herbe en descendant de cheval ou, distrait, perdre l’équilibre et tomber d’un poney à l’arrêt (il est bien tombé de vélo…). Pensez donc à l’affilier à la FFE où il bénéficiera d’une assurance complémentaire RC et accident sportif.

Pour votre enfant, l’inscription au poney-club marque le début d’une aventure…
Une de celles qu’il adorera… Son poney et lui en seront les héros.


Texte Isabelle Dolphijn, librement inspiré de Christian Vergez
Photo Cavaliers d’Autre Chose